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Chapitre 10: Retour à bord

 Chapitre 10: Retour à bord

18/2/2009
Caprica avait retrouvé son calme apparent. Tout le monde parlait del'attentat qui avait eu lieu dans l'une des boîtes les de nuit les plusconnues de la Capitale des Colonies et des autres incidents qui avaienteu lieu à d'autres endroits de la ville. Cela avait déclenché unecertaine effervescence pendant quelques jours, mais qui était viteretombée après que les médias eurent connaissance d'une attaque desCylons sur Picon. Cela inquiéta fortement la population, car cetteplanète était le pôle central de l'approvisionnement en thylium desColonies. Plusieurs manifestations eurent lieues devant les locaux duQuartier Général de la Flotte où les dirigeants militaires semblaientsereins et peu inquiets aux yeux de la population.

Mais àl'Amirauté, il en allait d'une toute autre manière. Les différentsmembres de l'État-major de l'Amiral Cartier s'affairaient à établir desstratégies pour contrer les attaques des Cylons contre les différentesColonies. Beaucoup espéraient que la remise en service du BattlestarPhénix serait rapide.

Plusieurs vaisseaux civils allaient etvenaient depuis et vers les Colonies les moins attaquées par lesCylons. Leurs passagers, ou tout du moins une partie, étaienttransférés dans les navettes de la Flotte Coloniale, afin de rejoindrela station du Chantier Spatial Caprican. Y étaient arrimés leBattlestar Columbia et le Phénix, ainsi que quelques vaisseauxd'escorte, tels que les frégates Titania et Stratus. Les navettes etRapaces appontaient les uns après les autres dans un balais incessantde petits points brillants.

A bord du Phénix, les officiersd'appontage, ainsi que les responsables des ponts des hangars quidevaient manoeuvrer les vaisseaux dans un espace aussi restreint. UnRapace fut rangé dans un coin du hangar tribord. En descendirent lesMajors Populos et Androma. Ils furent suivis de près par un homme plusâgé qui mit pied à terre avec le claquement unique d'une centaine debottes.

- Bienvenue à bord, Commandant. C'était le Sergent-chef Earl Mephisto, qui avait la responsabilité des Ponts des hangars.

- Merci, Sergent-chef, rien de nouveau, sur le pont ?

Mephistofut surpris de la question d'Ephaïston qui n'avait pas l'habitude de cegenre de discussions avec un officier supérieur de la classe de cethomme.

- Les nacelles sont rétablies. D'après ce que m'a dis lecapitaine O'Bannon, le vaisseau nécessite encore deux bonnes semainesde travaux, mais les chaînes de montages pourront redémarrer dès que lasalle des machines pourra fournir suffisamment d'énergie pour lancerles systèmes. Il vous en parlera lui-même, il est au CIC, en ce moment,je viens de le quitter.


Dans le même temps, une navetteatterrit dans la nacelle bâbord, transportant une trentaine d'hommesd'équipage. Ils descendirent par l'un des sas d'arrimages dans le petithall qui permettait l'accès aux coursives du vaisseau.

Lesmembres de la FSAC prirent, comme les autres, la direction de leursquartiers. Nikolaï faisait partie du lot. Il était terriblementnerveux, cherchant désespérément un moyen de calmer ses angoisses.D'abord l'attentat qui toucha sa chef et sa fiancée qui avait étéenlevée par ces types. C'était trop pour le jeune homme pourtanthabitué de par sa spécialité de tireur d'élite, à rester des pluscalmes. Mais la situation n'était pas la même que d'habitude. Il auraitété si facile pour lui d'avoir quelqu'un dans son viseur qu'avoir àrisquer la vie de Consuella sans pouvoir faire grand-chose.

Peut-êtrepourrait-il en parler à John ou à Uter, mais aucun des deux n'étaientencore rentrés. Et puis Monsieur K lui avait ordonné de ne parler de çaà personne. Le stress était envahissant. Autour de lui, tout le mondeparlait de pannes incongrues qui auraient eu lieu dans de multiplesvaisseaux de la Flotte Coloniale. Rien de rassurant pour personne etpour Nikolaï, ce n'était pas beaucoup plus apaisant. Comment faire, sije ne fais rien, Consuella va mourir, mais si je fais ce que ce maladeveux, je risque de passer pour un traître.

Il croisa Fred Kousiaqui se rendait vers le CIC pour prendre ses ordres. Les deuxlieutenants furent intrigués par l'air préoccupé de leur camarade.

- Tu vas bien, Nikolaï ? On dirait que tu as l'air patraque. Remarqua Fred en s'arrêtant, aussitôt imité par le jeune homme.
-Non, tout va bien, c'est cette histoire d'attentats et d'incidentsbizarres sur les vaisseaux de la flotte qui me perturbe, je me dis queça doit être lié, tout ça.

Le ton mal assuré du sous-lieutenantne semblait pas convaincre l'officier qui lui faisait face. Mais le"Vieux" le demandait et ce au plus vite. Ils ne prit donc pas le tempsde le cuisiner, à son plus grand soulagement. Ils se séparèrent doncsur ces quelques mots.


Fred marcha quelques minutes vers leCIC, se demandant toujours ce qu'il se passait du côté de Nikolaï. Maisquand il arriva devant la porte du cerveau du Phénix, il se vidal'esprit. Il n'avait rencontré Ephaïston que deux fois depuis qu'ilétait à bord et il n'avait jamais été seul. La nervosité le gagnaitquelque peu, même s'il ne laissa rien transparaître. Il entra dès quele Marine en faction lui eût ouvert la porte. Il se dirigea vers lecentre névralgique du CIC et se mit au garde à vous devant leCommandant.

- Lieutenant Kousia, au rapport, Commandant.
-Lieutenant, je veux que vous entraîniez vos hommes pour votre missionsur Picon en attendant le retour du Major Uter. Jefferson va revenirdans deux jours. Quand il sera là, vous partirez pour Picon avec deuxRapaces armés du Phénix. Maintenant, Rompez.

L'entretient avaitété aussi bref que froid. Le Commandant avait été aussi impassible quele disait la légende populaire qui circulait dans les coursives dunavire. Le ton glacial d'Ephaïston avait de quoi faire de n'importe quison ennemi. Pas étonnant que la plupart des gens à bord ne l'aiment pas.

Fredse retira sur un salut strict et se dirigea vers ses quartiers. Quandil ouvrit la porte, le Capitaine O'Bannon et le lieutenant PallasMaterson, responsable du DRADIS étaient en train de discuter.Visiblement, ils avaient une discussion animée sur le Phénix dont lesréparations tardaient à se terminer.

- Vous vous rendez compteque la nacelle du moteur un n'est pas encore prête ? Remarqua O'Bannon.Elle devait être réparée dès la première semaine de travaux.
- Ondevait aussi installer un nouveau DRADIS dans le dôme central, mais cesidiots m'ont remis le même modèle. Ils sont obligés de redémonter ledôme pour installer le bon radar, fulmina Materson.


Du côtédu CIC, Ephaïston lisait les rapports sur les réparations qui prenaientdu retard. Il était énervé et fulminait abondamment contre les hommesdu Chantier Spatial qui était aussi accaparé par le Columbia et unefrégate d'escorte qui nécessitaient eux aussi des réparations lourdes.Quelle ne fut pas son énervement quand il vit Echaron et Andromaarriver tous sourires dans le CIC. Ils se mirent au garde à vous devantle Commandant et le saluèrent d'un salut en règle.

- Colonel, Major. Puis-je savoir ce qui vous fait tant rire ? Nos pertes ? Les réparations qui tardent ?
-Sauf votre respect, Commandant, je remarque que ces deux semaines devacances ne vous ont pas apporté ce que l'on appelle la bonne humeur.

Lesourire d'Echaron s'était effacé et il avait très visiblement envie dese remettre dans le bain de la mauvaise humeur que lui apportait sonsupérieur. Ellena, quand à elle se prit la tête dans la main etcommença à rougir d'exaspération, elle allait encore devoir lesarrêter. Mais au grand étonnement de tout le monde et d'Ephaïston enpremier lieu, Echaron sourit et remit un dossier scellé à sonCommandant. Il resta là pendant une ou deux minutes, à regader sonsupérieur sans rien dire, puis se décida à ouvrir la bouche de nouveau.

-Vous aurez plaisir à remarquer que votre souriant et inconvenant seconda terminé de préparer nos plans de mission pendant que vous vous lacouliez douce auprès de votre famille sur Arealon. Je n'attends pas deremerciements de votre part. A plus tard, Commandant. Merci de cechaleureux accueil qui vous m'offrez.

Sur ces mots, Echaron fitdemi-tour et partit vers sa cabine sans ajouter un mot. De son côté,Androma attendit les ordres d'Ephaïston qui n'avait visiblement rientrouvé à répondre à son second.

Tags : battlestar galactica fanfic ph

Catégorie : Les Chapitres
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